En jazz, le saxophone est un instrument que l’on entend très souvent. La plupart du temps il s’agit de saxophone soprano, alto, ou ténor. Mais plus rarement du saxophone baryton. Peut-être parce-que celui-ci est un instrument volumineux, et qu’il demande donc une adaptation physique plus importante. Cette apparente contrainte n’a pas gêné Céline Bonacina qui en a fait son instrument de prédilection entre autres saxophones alto et soprano.
Dès 1996, elle joue avec différents big band parisiens et se spécialise au saxophone baryton. Elle part ensuite vivre quelques années sur l’île de la Réunion, puis revient en métropole en 2005, où elle enregistre son premier album : Vu d’en Haut (disponible via l'iTunes Store). En 2008 Céline Bonacina rencontre Nguyên Lê lors d’un festival. Elle lui raconte que son album Bakida l’a profondément marquée musicalement. Deux ans plus tard, elle lui demandera de venir jouer quelques morceaux sur son prochain album : Way of Life. Celui-ci accèpte. De musicien invité, Nguyên Lê devient peu à peu ingénieur du son, puis co-producteur. Celui-ci parle ensuite de Céline Bonacina au patron du label ACT, et vous devinez la suite.
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Céline Bonacina Trio :
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Céline Bonacina : saxophones baryton, alto & soprano, voix
Nicolas Garnier : basse électrique
Hary Ratsimbazafy : batterie, percussions, voix
Nguyên Lê : guitare électrique (sur 3, 7, 11, 12)
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Liens :
Dès les premières notes de Way of Life (lui aussi disponible sur l'iTunes Store), on est surpris par le son du saxophone baryton. Tantôt très grave (ce à quoi on pouvait s’attendre), il se montre aussi étonnement aigu tout en évitant le côté lancinant que peuvent parfois avoir les saxophones soprano et alto. Un son âpre et granuleux, très agréable. Le travail sur le souffle de Céline Bonacina fait qu’elle obtient parfois un son comparable à celui d’un didgeridoo. Sonorité qui disparait aussi vite qu’elle est apparut pour redevenir plus classique.
En tant que compositrice, Céline Bonacina s’avère aussi douée qu’elle l’est aux saxophones. Les influences de chaque morceau sont très variées (jazz, musique traditionnelle réunionnaise, funk, reggae, rock progressif, jungle...). Cela donne des morceaux où les rythmiques sont assez complexes, mais tout à fait appropriées. Les nostalgiques de Frank Zappa seront contents d'entendre le son de guitare d'Nguyên Lê (sur Ekena), qui est étrangement proche de celui qu'avait parfois leur idole.
Un second disque riche, qui laisse présager une belle carrière (déjà bien commencée) pour Céline Bonacina !
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