Menomena – Mines

Cet article de Vincent de Karamazov a été pris sur le site Sur la brèche. (Source)

Au moment même où j’insérais le disque de MENOMENA dans la platine, je me rendis compte que j'avais complètement oublié ce groupe... c'est dingue parce que j'avais bien aimé Friend and foe leur précédent opus. Faut croire que je picole encore trop, où que les bon disques pullulent ????
Donc, Mines. J'ai trouvé ce disque immédiatement cool et pourtant un peu geeky. Je m'explique. Le côté cool, le chant à la Damon Albarn (bon ça se discute), des rythmiques folles réalisées un des batteurs les plus impressionnants du moment et une inventivité très 70's au rendez-vous. Je crois que je vire un peu prog'... parce que comme le sur le dernier Field Music, Menomena développe un goût particulièrement prononcé pour l'expérimentation et les sinusoïdales (ouh... le vilain mot), sans pour autant sonner comme du Emerson Lake & Palmer.
...Le groupe aime construire des pop-songs vicieuses, toutes en circonvolutions. Comme des sales gosses ils cassent leurs plus beaux jouets pour en détourner l'usage. Mines est typiquement le genre de disque qui plait aux puceaux de Pitchfork (8.2 quand même) et aux étudiants en physique nucléaire. Il faut pour apprécier ce disque laisser bourgeonner le geek qui sommeille en vous. Je vous rassure, c'est sans douleur ! Je ne suis pas sûr que Menomena vous aide à avoir des rapports sexuels ou même rencontrer des gens (sauf peut-être s'ils sont bourrés)... mais ce disque vous donne une patate infernale, vous pousse à faire de l'air-drums en réchauffant vos ravioli Buitoni. Voici un extrait de Taos, le titre le plus rock de l'album.

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