Quand Ben Folds compose des mélodies sur mesure pour habiller les textes de Nick Hornby, c’est de la haute-couture, de l’or en barre ! Ben Folds fait partie de ces songwriters de talent au succès encore trop confidentiel. Pourtant Folds n’a rien à envier à Joe Jackson (pour le piano, la folie et l’ambition des arrangements) ou Elvis Costello (pour la voix versatile qu’elle soit fougueuse ou tendre), ou encore Elliott Smith (pour la limpidité de ses mélodies).
La plume d’Hornby rend compte de la vie sentimentale des garçons sensibles, c’est l’écrivain adulé des timides… Vous savez, ces types qui offraient des cassettes aux filles dont ils tombaient amoureux. Et bien ils sont dans les livres d’Hornby. L’auteur britannique parle très bien de ces garçons pour qui l’amour de la musique, ou du football est aussi, voire plus important, que l’amour lui-même. Je ne résiste pas au plaisir de citer quelques lignes de From above, elles rendent bien compte de la finesse d’écriture d’Hornby :
“Sure we all have soulmates, but we walk past them everyday. Maybe that’s how books get written, maybe that’s why songs get sung, Maybe we owe the unlucky ones.”
L’album est truffé de pop songs parfaites, elles sont mélodiques, sensibles, intelligentes, énergisantes, bref, c’est un disque de pop qui ne cherche pas à être à la mode. Bien sûr ce n’est pas la révolution, on a l’impression d’avoir toujours vécu avec chacun des titres qui composent Lonely avenue, on se sent chez soi, comme dans ces maisons de vacances que l’on retrouve chaque été avec plaisir. Je le tiens donc mon disque de l’année !!! Il ne quitte plus ma platine, ma tête, ma copine va me quitter tellement je l’écoute, tellement je suis jaloux du génie de ces deux bougres.




![Sebkha-Chott – Nigla[h] (Tapisseries Fines en XXX Strips et LXX/X Trompettes)](http://www.discolab.fr/wp-content/uploads/2012/05/email24.png)






