Voilà typiquement le genre de disque qui devrait me fait fuir. Prenez un type, plutôt beau garçon, mais légèrement neurasthénique (en l'occurence Jason Friedman). Posez à ses côtés une minette aux cheveux longs et au physique de mannequin (la mystérieuse Eleonore Everdell). Ils viennent de Brooklyn (encore !). Elle susurre, il gratouille sur une électro millésimée 80's , ils sont signés chez Warp, et font la couv' de Trax... Autant de (bonnes) raisons qui pousseraient le chroniqueur sur le retour à se méfier, ça sent l'arnaque cette affaire ! Et bien, non ! C'est même vachement bien ce duo.
La voix d'Eleonore Everdell oscille entre détachement (Killing it) et fièvre (Gold blood), entre Alison Statton, Dot Allison et Alison Moyet son coeur balance...(pffff.) Les guitares de Jason Friedman sont très efficaces, réalisant une synthèse parfaite entre shoegazing, new wave, rock indé et post punk, elles accompagnent avec a propos les rythmiques "dance" typiquement 80's. L'album est truffé de tubes aptes à faire danser les plus timides (Dressed in Dresden, Young aren't young, Commotion, Pigeons...), mais aussi d'accalmies comme les magnifique This day is made ou le mélancolique The Beach clôturant l'album. En résumé, The Hundred in The Hands est un groupe à suivre, leur album cohérent dans sa totalité n'est pas une juxtaposition de tubes entrelardée de morceaux de remplissage, non, le disque raconte une belle histoire sobre et lumineuse à la fois... comme la vie quoi !
En extrait Pigeons, un des titres explorant la veine "électropop" de l'album :
En extrait Pigeons, un des titres explorant la veine "électropop" de l'album :




![Sebkha-Chott – Nigla[h] (Tapisseries Fines en XXX Strips et LXX/X Trompettes)](http://www.discolab.fr/wp-content/uploads/2012/05/email24.png)






