S’appeler Kingdom Come dénote sans doute de hautes aspirations. En effet, dès lors que l’on fait référence à la Bible, la portée du propos se doit de confiner au métaphysique. ou pas. Dans l’imaginaire geek, Kingdom Come est également une œuvre DC Comics mettant en scéène des super-héros qui se montrent gaillardement leurs super-pouvoirs respectifs. Il faudrait dès lors, si l’on conserve la même optique, arborer fièrement son slip sur son pantalon.
Quant au groupe Kingdom Come, il a été fondé dans les années 1980 et a sorti son premier album en 1988. En en évoluant au sein de cette formation de hard-rock, les membres ont dû porter des tenues à peine plus enviables que celles du petit gars de Smallville. Mais les temps changent, les années ont passé, et le collant en spandex ne fait plus recette et a par conséquent été remisé au fond d’un placard. Un peu à l’image de Kingdom Come, qui a a connu son heure son heure de gloire dès ses débuts, pour ensuite retomber dans un anonymat relatif. un peu comme le hard-rock s’est vu reléguer au rang de vénérable référence par la plus jeune et plus sulfureuse musique métal.
Pour autant, l’album Rendered waters ne constitue pas un revival à l’ancienne. Ceux qui souhaitaient ressortir bandanas, casquettes et shorts devront trouver une autre excuse. Et la référence à Led Zeppelin qui a longtemps collé à la peau du groupe et a même titillé sa seigneurie Jimmy Page soi-même ne semble pas d’actualité. Non, en l’espèce, le hard proposé utilise quelques accents blues au détour de ses riffs. Sans surprise dans la mesure où cet élément a toujours été affiché au rang des influences. Et surtout sans l’impression que l’on peut parfois avoir en d’autres lieux d’une utilisation instrumentalisée à des fins de respectabilité ou de démonstration. Les compositions sont entières au sens où elles ne semblent nullement être là pour l’épate. L’ensemble, bien qu’inégal sonne sincère. Certes, on perçoit le poids de l’histoire du groupe, mais ce passif a plus été utilisé pour donner de la profondeur aux compositions que subi.
La bande de Lenny Wolf continue donc cahin-caha son petit bonhomme de chemin. La formation a pu tutoyer les étoiles il y a une vingtaine d’années en ouvrant pour Scorpions ou Dokken , mais a depuis bien été rattrapée par l’attraction terrestre. Ce faisant, le groupe a perdu des plumes, enfin surtout des membres, mais reste en mesure de proposer une musique à même de satisfaire les amateurs de rock ou de hard qui n’ont pas peur des vieux routards.
- Can’t deny
- The Wind
- Blue trees
- Should I
- I’ve been trying
- Pushing hard
- Seventeen
- Is it fair enough
- Living out of touch
- I remember
Myspace : http://www.myspace.com/lennywolf
Site : http://kingdomcome.de/



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